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Révolution RéformesRévolution ? Réformes ? ou profond changement ?

 

Gilets Jaunes : Révolution Réformes ou profond changement ?

par Fany Charpentier, guide raélienne.

  • Selon wikipédia : une révolution est un renversement brusque d’un régime politique par la force. Elle est aussi définie par le Larousse comme un « changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un État, qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place, prend le pouvoir et réussit à le garder ».
    Selon le dictionnaire français : une réforme est définie comme un changement dont le but est d’apporter des améliorations.
    S’agit-il vraiment pour ce qui est en train de s’amorcer avec notamment le phénomène « gilets jaunes » de l’un ou de l’autre ? Oui sans doute en partie pour les deux mais un mouvement est en train de se produire qui dépasse peut-être bien largement la définition de ces deux termes et qui est souhaitable.
     

    Une république des riches dirigée par les riches et au bénéfice des riches ?


    Voyons un peu ce qui se passe au sein de nos sociétés dites libérales. Henri Guillemin, critique littéraire, historien, conférencier et polémiste français, connu pour ses talents de conteur historique et pour ses travaux sur les grands personnages de l’histoire de France et sur différents grands écrivains, donne dans cette vidéo sa vision du libéralisme qui semble plus que jamais appropriée à ce que nous vivons aujourd’hui.
    Lien vers la vidéo de Henri Guillemin.

    Pour reprendre ses propres termes, les libéraux se définissant à l’origine (depuis la révolution française) comme des amis passionnés de la liberté sont en fait des affairistes intelligents qui se travestissent en républicains. Car poursuit-il, une liberté pour eux est fondamentale : la liberté économique. Ce qui signifie que l’Etat, la collectivité n’a jamais à intervenir dans les affaires privées et surtout dans les affaires commerciales ! En d’autres termes, l’Etat n’a pas à intervenir concernant les profits commerciaux, il ne peut rien faire. Alors que ces mêmes industriels et affairistes se tournent du côté de l’Etat qui est l’objet de sollicitations permanentes pour des avantages financiers.

    Ce qui fait que l’Etat a les mains liées du côté du grand nombre, le peuple qui demande des améliorations des conditions de vie et a les mains ouvertes du côté du petit nombre, les affairistes. Henri Guillemin reprend d’ailleurs la définition de Lamartine sur la liberté économique qui selon lui, « permet de s’enrichir indéfiniment et la liberté pour le pauvre de mourir de faim s’il ne peut pas faire autrement » ! A partir de 1879, ce sont, toujours selon Guillemin, « ces affairistes costumés en libéraux » qui vont être au pouvoir en France mais qui ne pensent en réalité qu’à la protection des grands intérêts. « Leur République est une république des riches dirigée par les riches au bénéfice des riches ».

    C’est le monde de la compétition qui, sous le prétexte fallacieux de créer des emplois et donc des moyens d’existence, n’apporte en réalité que violences, pauvreté et destruction de la vie sur notre planète. Nous allons à l’encontre des lois naturelles et universelles de la vie où l’être humain serait au centre des préoccupations avec le règne animal et végétal qui font partie de l’équilibre global, tout être vivant étant profondément relié aux autres.
     

    « Gilets Jaunes » : vers une prise de conscience du besoin d’un changement radical ?


    Cependant le phénomène « gilets jaunes » qui est en train de faire tâche d’huile sur la planète, tout au-moins en Europe, met en évidence ceci : les populations prennent conscience de la réalité du mode de fonctionnement actuel et des conséquences induites.

    Alors vers quoi allons-nous ? Peut-être bien une révolution en effet, des réformes forcément mais c’est un changement radical de fonctionnement dont nous avons réellement besoin.

    Notre humanité est comme un grand organisme composé de cellules que sont les êtres humains. Dans notre corps, toutes nos cellules fonctionnent non pas en compétition les unes avec les autres mais en parfaite collaboration et coopération, condition sine qua none pour un équilibre interne appelé homéostasie ainsi que pour la vitalité et la bonne santé. Cela veut dire que nous avons tout intérêt à développer ce sentiment de fraternité, de solidarité, de collaboration parce qu’alors nous respectons la loi universelle de la vie qui repose entièrement sur l’amour. Et il est prouvé que les résultats obtenus dans un esprit de collaboration sont bien supérieurs à ceux obtenus dans un esprit de compétition économiquement parlant.

    Concrètement, la notion de partage s’impose pour retrouver un mode de fonctionnement sain : partage des richesses en terme de ressources et de productions qui ne doivent plus être privatisées, ni même nationalisées mais internationalisées pour un partage équitable entre tous les êtres humains. Grâce au développement des nouvelles technologies comme l’automatisation, la robotisation, la nanotechnologie, l’intelligence artificielle, il y a création d’abondance et donc aussi d’une richesse de production jamais atteinte jusqu’ici. L’être humain se trouve alors progressivement libéré du travail contraint et forcé. Cependant un équilibre sera véritablement atteint lorsque tous les êtres humains avec ou sans travail, bénéficieront d’un revenu d’existence leur permettant de vivre confortablement. Et c’est là précisément que se trouve le gros subterfuge des classes dirigeantes en privilégiant seulement les grandes sociétés détentrices de cette technologie et de ces moyens de production tout en formulant aux peuples le prétexte de fournir plus de travail et donc des moyens d’existence.

    C’est tellement ancré dans les esprits que même ceux qui veulent des changements y croient encore. Mais c’est totalement faux, il suffit de constater le nombre d’êtres humains nécessaires à une production automobile par exemple entre aujourd’hui et il y a 50 ans. Il fallait, il y a 50 ans, 100 fois plus, peut-être 1000 fois plus d’hommes pour construire 100 fois moins, voire 1000 fois moins de voitures qu’aujourd’hui. Il est absolument impossible que tout le monde aie du travail à l’heure actuelle. Et c’est tant mieux car l’être humain a certainement beaucoup mieux à faire pour lui-même et pour la société en développant ses propres talents plutôt que faire un boulot d’esclave qu’un robot peut mieux accomplir. Par contre, il est tout à fait possible et réalisable aujourd’hui d’envisager un revenu universel du premier au dernier jour de la vie d’autant que les plus gros budgets, qu’ils soient militaires, administratifs, policiers pourraient être reconvertis vers le bien-être et le confort de tous. Seule une armée du maintien de la paix à l’échelle internationale et des gardiens de la paix à l’échelle régionale seraient nécessaires.

    Une autre conséquence heureuse de ce système de fonctionnement : l’épanouissement et le bonheur individuel et collectif. Toutes les différences sont alors respectées et encouragées car elles font toutes partie de la vraie richesse de notre humanité et encouragent la créativité et le partage. Quel artiste n’a pas envie de se consacrer à son art et le partager ? Et c’est vrai pour toutes compétences et dons particuliers.

    On peut alors envisager de donner à la politique toutes ses lettres de noblesse en redonnant au peuple un pouvoir démocratique avec une guidance reposant sur des valeurs profondément humaines. Plus de privilège insensé pour les élus mais ces derniers devront faire preuve d’une aptitude particulière à guider un peuple que cela soit à un niveau régional ou planétaire et d’une haute intelligence créatrice animée par l’amour des autres.

    Nous sommes co-responsables de notre futur et nous avons tout intérêt à prendre conscience que nous sommes tous (quel que soit le pays, l’ethnie, la religion, la culture, le sexe) interdépendants les uns des autres tout comme le sont les cellules de notre corps. Nous sommes inter-reliés. En intégrant cette notion fondamentale de la vie, nous pouvons alors permettre à ces trois mots gravés dans la pierre aux frontons des édifices étatiques en France : « Liberté – Egalité – Fraternité » de prendre vie.

    Grâce à l’épanouissement individuel et collectif, ferments d’une haute civilisation, nous serons alors prêts et dignes pour rencontrer d’autres civilisations de l’espace.
    Découvrez : www.paradism.org

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