Retour sur l’audience OVNI à l’Assemblée Nationale : et maintenant ?
Dans un communiqué du 28 juin, le Mouvement Raélien International a salué une avancée historique vers plus de transparence et félicité les deux députés à l’origine de cette initiative courageuse (Article : Audience OVNI à l’Assemblée Nationale).
Il soulignait également l’exigence de rigueur totale. Un point sur lequel nous revenons dans cet article (1/2).
Et un événement exceptionnel se prépare le samedi 11 juillet (Article : Sommes-nous prêts à entrer en contact avec une civilisation extraterrestre ?).
Peut on chercher la vérité en choisissant les témoins ?
Si cette question est posée c’est parce que les coulisses de cet événement (conditions d’inscription ainsi que réactions suscitées par la présence sur place d’une délégation raélienne) laissent apparaitre qu’un dossier majeur a été écarté : « une véritable enquête scientifique ne peut être complète sans examiner le cas le plus célèbre et documenté en France : la rencontre de Raël en 1973 au Puy de Lassolas » a déclaré Daniel Turcotte, directeur exécutif du Projet “Une Ambassade pour les Extraterrestres”. « Ignorer ce dossier majeur va à l’encontre de toute rigueur scientifique. Une analyse sérieuse exige d’étudier tous les faits sans préjugés ».
Des indices de discrimination
Or, lors du colloque, un participant a pu constater qu’il a seulement été fait mention, brièvement, en fin de colloque de la secte Raélienne. Un terme révélateur de l’état d’esprit et de l’environnement anti sectes, qui perdure en France, depuis des décennies.
La présence de Raéliens hors de l’enceinte a aussi été ponctuée de quelques remarques notamment de journalistes pouvant laisser sous – entendre que les Raéliens sont personna non grata et/ou que leur information est dénuée de tout intérêt. Et ce, allant à l’inverse de la curiosité de passants qui souhaitent simplement prendre connaissance d’une information, l’examiner et se faire leur propre opinion. Ceci traduit ainsi une fois de plus la dichotomie croissante entre les pouvoirs (médiatiques et politiques) et les citoyens.
Autre indice de discrimination : le rejet d’inscription de Jean Pierre Saulnier guide raélien, responsable de l’OPGP (Organisation du Paradisme et de la Guidance Planétaire) et de Maryline Canin, inscrite en qualité de Membre de l’OPGP.
Témoin de l’évènement relaté dans le livre Accueillir les Extraterrestres (Apparition du 7 octobre 31 aH – 1976, Livre en téléchargement gratuit) nous publions le témoignage de Jean Pierre Saulnier.

Une première étape : enlever le verrou sur l’apparition d’Ovnis
Malgré ces résistances, l’événement avait une portée particulière. Pour la première fois, un sujet longtemps marginalisé entrait officiellement dans une enceinte parlementaire française.
Pendant plusieurs heures, il a été question des PAN, des observations, des enquêtes, du GEIPAN, du CNES, des méthodes d’analyse, des aspects militaires, aéronautiques, sociologiques et médiatiques.
L’absence de questions essentielles et existentielles
Une absence fut frappante : il fut beaucoup question des engins, très peu de ceux qui pourraient être à l’intérieur.
D’où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Pourquoi se manifestent-ils ? Comment l’humanité doit-elle se préparer à les accueillir ?
Ces questions, pourtant essentielles, furent presque totalement absentes.
Ainsi que le souligne Philippe Levaux, présent au Colloque, cette journée a été à la fois encourageante et révélatrice.
« Encourageante, parce que le sujet entre enfin dans le débat public.
Révélatrice, parce que le mot « extraterrestre » est resté presque absent pendant quatre heures, comme si l’on pouvait étudier les signes sans oser parler de ceux qui les envoient, et qu’il a fallu qu’un intervenant parle de la « secte des raéliens » et de leurs tracts pour qu’enfin ce mot Extraterrestre apparaisse, 10 minutes avant la fin ».


