Les secrets du caca
L’idée centrale du documentaire
Le documentaire Netflix montre que les excréments ne sont pas un simple déchet.
Ils sont :
- une archive du passé ;
- un indicateur de santé ;
- un acteur écologique ;
- un outil médical ;
- un indice potentiel sur la vie dans l’univers.
Ce que nous considérons comme le plus insignifiant ou le plus répugnant chez nous contient peut-être certaines des informations les plus précieuses sur la vie, notre planète et notre place dans l’univers.
Le point de départ du film : une question cosmique
Cet épisode de Latif Nasser sur l’odyssée de l’excrément commence par de très grandes questions :
- D’où venons-nous ?
- Comment la vie est-elle apparue ?
- Sommes-nous seuls dans l’univers ?
Puis il propose une idée surprenante : certaines réponses pourraient se cacher dans quelque chose que nous considérons comme un simple déchet, les excréments.
Les crottes préhistoriques racontent notre passé
Dans une grotte au Portugal, des archéologues découvrent des excréments vieux de plusieurs dizaines de milliers d’années.
Leur analyse révèle :
- L’alimentation des humains préhistoriques ;
- Leur microbiome intestinal ;
- Leur état de santé ;
- Leur mode de vie.
Les chercheurs constatent également que les populations anciennes possédaient une diversité microbienne intestinale plus importante que les populations modernes, probablement à cause d’une alimentation plus variée et moins industrielle.
Les égouts racontent nos sociétés
Les eaux usées des grandes villes constituent une sorte de photographie biologique de la population.
L’analyse des égouts permet d’étudier :
- Les médicaments consommés ;
- Les drogues ;
- Les maladies ;
- Certains comportements collectifs ;
- L’état de santé d’une ville.
Les égouts de Londres rappellent également l’histoire du choléra et de la santé publique moderne.
Nos médicaments modifient les écosystèmes
Les molécules que nous consommons ne disparaissent pas totalement.
Des traces d’antidépresseurs, d’anxiolytiques, d’antibiotiques ou d’autres médicaments se retrouvent dans les rivières et les océans.
Chez certains poissons, ces substances peuvent modifier :
- Le comportement ;
- La prise de risque ;
- La reproduction ;
- Les interactions sociales.
Cela montre que notre mode de vie influence indirectement les écosystèmes.
Les excréments permettent de protéger les baleines
Les chercheurs utilisent les selles des orques et des baleines pour connaître :
- Leur alimentation ;
- Leur niveau de stress ;
- Leur santé ;
- Leur reproduction.
Des chiens spécialement entraînés peuvent même repérer des excréments flottants à grande distance.
Les selles deviennent ainsi un outil précieux pour la conservation des espèces.
Les baleines nourrissent les océans
Les excréments de baleine transportent des nutriments vers la surface des océans.
Ils favorisent :
- Le phytoplancton ;
- La chaîne alimentaire marine ;
- La productivité des écosystèmes
Les baleines jouent donc un rôle écologique beaucoup plus important qu’on ne le pensait.
Les bactériophages pourraient sauver des vies
Nos intestins et nos selles contiennent d’innombrables bactériophages : des virus qui attaquent les bactéries. Ces macrophages pourraient devenir une arme contre les bactéries résistantes aux antibiotiques.
Le documentaire suggère ainsi que ce que nous rejetons pourrait contenir certains traitements médicaux de demain.
Le caca sur la Lune
Les missions Apollo ont laissé sur la Lune des sacs contenant des déchets humains.
Les scientifiques se demandent aujourd’hui :
- Certaines bactéries ont-elles survécu ?
- La vie peut-elle résister aux conditions spatiales ?
- Cela pourrait-il nous renseigner sur l’origine de la vie ?
Cette question rejoint l’hypothèse de la panspermie : la possibilité que des microorganismes puissent voyager entre les planètes.
La protection de Mars
Si nous envoyons des humains sur Mars, nous devons éviter d’y transporter nos propres microbes.
Sinon, il deviendrait difficile de savoir si une éventuelle vie découverte sur Mars est martienne… ou simplement terrestre.
À première vue, tous ces sujets semblent n’avoir aucun rapport entre eux : des crottes préhistoriques, les égouts de Londres, des poissons sous anxiolytiques, des baleines, des virus, les missions Apollo ou encore la recherche de vie sur Mars.
Pourtant, au fil du documentaire, un fil invisible se dessine. Chaque histoire en éclaire une autre, chaque échelle du vivant renvoie à une autre échelle, et ce qui semblait anecdotique ou insignifiant devient progressivement une clé de compréhension du monde.
Tout est lié
Derrière ce sujet en apparence trivial se dessine progressivement une réflexion beaucoup plus profonde, qui dépasse largement la biologie ou l’écologie pour interroger notre rapport au vivant et notre place dans l’univers.
À travers l’excrément, ce documentaire nous rappelle que tout est lié. Aucun être, aucun organisme, aucun phénomène n’existe véritablement de manière isolée. Chaque élément s’inscrit dans une chaîne d’interactions où l’infiniment petit rejoint l’infiniment grand.
Une bactérie invisible dans notre intestin peut influencer notre santé, nos comportements, les écosystèmes et, à travers les cycles de la matière, participer à des phénomènes qui nous dépassent.
Comme des poupées russes emboîtées à l’infini, chaque niveau du vivant contient un autre niveau : les microbes habitent nos corps, nous habitons des écosystèmes, les écosystèmes composent la planète, la planète appartient à un système solaire, lui-même inclus dans la galaxie, puis dans l’univers. Et à chaque échelle, les interactions se répondent.
Cette vision rappelle également l’idée de « l’effet papillon » où un événement minuscule peut produire des conséquences immenses. Un médicament rejeté dans les eaux usées peut modifier le comportement d’un poisson, perturber un écosystème, et révéler à quel point nos actions les plus ordinaires s’étendent bien au-delà de nous-mêmes.
Le documentaire nous invite ainsi à une forme de responsabilité et d’humilité. Il nous pousse à repenser notre place dans l’univers, non pas comme des êtres séparés, mais comme des maillons d’un vaste réseau vivant. En prenant conscience de ces liens, nous pouvons adopter des comportements plus respectueux et durables, conscients que chaque geste, aussi banal soit-il, participe à l’équilibre global.
Cette vision d’un univers profondément interconnecté et du cycle permanent de la matière entre particulièrement en résonance avec les enseignements de Raël.
« Eprouver un sentiment d’unité entre tout ce qui existe dans l’univers, dans l’infiniment grand et dans l’infiniment petit de la matière ainsi que dans l’infini dans le temps, c’est ressentir l’infini. Et lorsque nous ressentons cette unité et ce lien avec tout ce qui nous entoure, nous devenons conscients, nous devenons capables de comprendre que nous sommes de petits fragments de matière qui se sont assemblés pour donner l’être vivant que nous sommes. La matière qui nous compose devient consciente d’elle-même. »
(Issu du livre « Raël – Le Maitreya, extraits de son enseignement – Ressentir l’infini, p38-39 » )
« Je suis fait de bouts de carottes, de pommes de terre, de viandes et de poissons qui permettent à ma conscience de continuer à s’exprimer. Je ne suis rien d’autre que de la poussière, comme l’est aussi tout ce qui est vivant, comme le sont tous les êtres humains. Je suis de la poussière qui vit et grandit grâce à la poussière et qui redeviendra poussière à sa mort pour nourrir d’autres vies. C’est le cycle éternel de la poussière. »
(Issu du livre « Raël – Le Maitreya, extraits de son enseignement – La conscience de ce que nous sommes, p43» )
https://www.raelfrance.fr/vous-etes-linfini/
https://www.raelfrance.fr/rael-puissance-de-linfini/
Nous sommes à la fois une infime partie de l’univers et l’une de ses expressions conscientes.
Nous sommes tout et rien à la fois.
Aimons-nous pour cela.
Elfie



