L’avenir de l’IA se construit aujourd’hui. Quelle place pour les pays du Sud ?
UN AUTRE REGARD SUR L’ACTUALITÉ
Quand les enseignements de Raël rencontrent le monde d’aujourd’hui
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L’intelligence artificielle se développe à une vitesse vertigineuse. À l’ONU, plusieurs pays du Sud demandent désormais à ne pas rester de simples utilisateurs d’outils conçus ailleurs. Ils veulent aussi avoir leur mot à dire sur l’avenir de l’IA.
Il y a quatre ans, l’intelligence artificielle n’était encore qu’un sujet marginal dans les discours prononcés à l’Assemblée générale des Nations unies. En 2026, elle a été évoquée par 128 délégations, selon Khalilur Rahman, président de l’Assemblée générale des Nations unies. Un chiffre qui montre à quel point le sujet est devenu mondial.
Nations unies — Clôture du débat général, 28 septembre 2026

Le 29 septembre, plusieurs représentants de pays du Sud — notamment d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine — ont demandé à être davantage associés à la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle.
La ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, l’a exprimé clairement : les pays en développement ne devraient pas être réduits au rôle de simples utilisateurs de technologies conçues ailleurs, ni à celui de destinataires de normes élaborées sans eux.
Reuters, 29 septembre 2026 — republication en accès libre sur Internazionale
Une nouvelle fracture technologique ?
Jusqu’ici, la fracture numérique désignait surtout l’inégalité d’accès à Internet, aux ordinateurs ou aux services numériques.
Avoir accès à l’IA et pouvoir l’utiliser représente déjà une avancée majeure. Mais l’autonomie suppose aussi de pouvoir adapter les outils à ses propres besoins et de peser sur les choix qui orienteront leur évolution.
En septembre, lors d’une intervention consacrée à la gouvernance de l’IA, Khalilur Rahman rappelait des données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Selon ces données, 118 pays, principalement des pays du Sud, restaient absents des principales initiatives internationales de gouvernance de l’intelligence artificielle, tandis que moins d’un tiers des pays en développement disposait d’une stratégie nationale en la matière.
Nations unies — Gouvernance de l’IA, 10 septembre 2026
Développer une intelligence artificielle performante nécessite des capacités de calcul, des centres de données, de l’énergie, des chercheurs, des infrastructures numériques et des investissements importants. La CNUCED souligne qu’une grande partie de la recherche, des brevets et de la puissance de calcul liés à l’IA reste concentrée dans un petit nombre d’économies et d’entreprises.
CNUCED — Les enjeux de l’IA pour les pays du Sud
L’accès à l’IA peut donc progresser beaucoup plus vite que la capacité des pays à la maîtriser et à l’adapter à leurs propres priorités.
La technologie : servir ou dominer ?
Quelques semaines auparavant, le 3 août 2026, Raël abordait lui aussi le développement technologique dans un « Message à Kama », nom originel du continent africain, repris par les Raéliens.
Il y encourage le développement scientifique, intellectuel et technologique du continent, tout en posant un principe :
« Notre science, notre supraconscience, notre technologie doivent être au service des autres êtres humains, et non pas les dominer comme l’a fait la colonisation autrefois. »
Raël, « Message à Kama », Contact n°433, p. 9 — Lire Contact 433 sur Raelianews
Raël, « Le futur de l’humanité » — https://www.raelfrance.fr/maitreya-rael-le-futur-de-lhumanite-video/
Même si la situation actuelle ne peut être assimilée à la colonisation historique, les mots de Raël éclairent un enjeu très actuel : l’IA peut difficilement être pleinement au service de tous si certains décident de son développement tandis que d’autres doivent se contenter de l’utiliser.
L’avenir de l’IA est en train de s’écrire. Qui aura réellement voix au chapitre ?

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