Quand les machines entrent en guerre
UN AUTRE REGARD SUR L’ACTUALITÉ
Quand les enseignements de Raël éclairent les questions de notre temps
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Les États-Unis viennent d’annoncer la création d’un commandement consacré à la guerre autonome. Drones, robots et intelligence artificielle occupent une place croissante dans les forces armées. Avec Autowarcom, cette évolution franchit une nouvelle étape : développer des machines capables d’agir avec toujours plus d’autonomie.
Le 30 septembre 2026, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé la mise en place de l’Autonomous Warfare Command, ou Autowarcom.

Sa mission : accélérer le développement et le déploiement de systèmes autonomes et robotiques au sein des forces américaines.
Une équipe baptisée Project Agincourt doit préparer sa mise en place au cours de l’année à venir.
DefenseScoop — U.S. creates new Autonomous Warfare Command to fuse and enhance military drone ops
Une machine autonome peut naviguer sans pilote, surveiller une zone, identifier des objets ou coordonner ses mouvements avec d’autres appareils. Cela ne signifie pas qu’elle décide seule de tuer.
Mais que se passe-t-il lorsqu’elle ne se contente plus d’exécuter un ordre ?
Certains systèmes peuvent analyser leur environnement et déterminer eux-mêmes une partie de leurs actions. Dans le domaine militaire, cette autonomie pose une question éthique centrale.
Le 25 août, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, ont renouvelé leur appel aux États pour établir des règles internationales sur les systèmes d’armes autonomes. Ils demandent notamment l’interdiction des systèmes conçus pour cibler directement des êtres humains sans intervention humaine.
CICR — Appel pour l’adoption de règles relatives aux systèmes d’armes autonomes
Les États ne portent pas tous le même regard sur ces technologies. Certains mettent en avant leur rapidité, leur précision potentielle ou la possibilité d’exposer moins de soldats.
Le CICR insiste sur les risques liés à la perte de contrôle et de jugement humains dans l’usage de la force.
CICR — Ce qu’il faut savoir sur les armes autonomes
Les mêmes progrès en intelligence artificielle et en robotique transforment des domaines très différents.
Des machines assistent des chirurgiens. D’autres travaillent dans les usines. Certaines commencent à guider des personnes aveugles.
Et d’autres apprennent à faire la guerre.
La technologie avance dans toutes ces directions à la fois.
Reste ce que nous choisissons d’en faire.
« Notre science, notre supraconscience, notre technologie doivent être au service des autres êtres humains, et non pas les dominer. »
Raël — Contact 433, p.9, 24 septembre 2026 – Contact 433 — version française
Ce que nous choisissons de développer dit aussi quelque chose de nos priorités.
En 2025, les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 887 milliards de dollars, leur plus haut niveau jamais enregistré par le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute). Elles augmentent depuis onze années consécutives.
SIPRI — Les dépenses militaires mondiales en 2025
À l’ancienne maxime « Si tu veux la paix, prépare la guerre », Raël répond :
« Si vous voulez vivre, préparez la paix. »
Raël — Contact 426, p.9, 19 avril 2026 – Contact 426 — version française
Autowarcom apparaît ainsi dans un monde qui consacre des moyens toujours plus importants à sa capacité militaire, et où une partie de l’intelligence scientifique est mobilisée pour rendre cette capacité plus autonome.
Cela ne signifie pas que les États-Unis ont confié à des machines la décision de tuer. Mais plus elles pourront agir seules, plus l’être humain pourra s’éloigner de la décision.
La technologie nous permettra sans doute d’aller toujours plus loin.
À nous de savoir où nous arrêter.

Le monde change. Et nous ?


